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À Propos / Théologie

Viviane de Montalembert

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En-quête de sens

 

Il n’est pas de bon ton aujourd’hui de se dire « croyant-catholique ». Et si l’on vous pose la question, vous ne l’osez qu’à peine, car alors la conversation s’interrompt… vous êtes un australopithèque égaré dans le monde présent.

À l’invité sur un plateau de télévision, sommé d'expliquer la recrudescence du nombre des baptêmes aujourd’hui dans l’Église catholique, et qui répondait : « C’est pour une quête de sens… » – « Ah bon… ?! », rétorquait la présentatrice dans un sursaut d’agacement, qui plus tôt avait suggéré qu’il ne s’agissait là sans doute que d’une demande de consolation.

Oui, de consolation, mais pas de cette consolation que l'on se donne à soi-même à force de belles histoires et de grands sentiments ; de la consolation qui vient tout naturellement avec la vérité et le sens retrouvé. « Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas », clame le prophète,

De toi on ne dira plus : « Délaissée ! »

Et de ta terre on ne dira plus : « Désolation ! »

Mais on t’appellera : « Mon plaisir est en elle », et ta terre : « Épousée ».

Car le Seigneur trouvera en toi son plaisir, et ta terre sera épousée.

Comme un jeune homme épouse une vierge, ainsi tes fils[1] t’épouseront.

Et c’est la joie de l'époux au sujet de l'épouse

Que ton Dieu éprouvera pour toi. (Isaïe 62, 4-5)

C’est là le sens, comme une direction, l’annonce du Fils dans la joie de l’Esprit qui vient épouser la terre pour la porter au Père. C’est intimement savoir ce qu’est ma vie : une trajectoire qui, de la vie, va à la vie. Croire, c’est consentir. Au-delà des peines et des souffrances, et de la mort même, savoir la vie plus forte, et qui fait sa trouée.

Que dirions-nous d’un paysage qui n’aurait pas un horizon ? – Qu’il n’est pas un paysage. Le paysage pourtant n’est pas son horizon, mais c’est par son horizon qu’il existe.
      

Ainsi vont, portés par l’Esprit, les hommes et les femmes de ce temps, célébrant les noces du ciel et de la terre et du monde avec Dieu. D’un seul regard, se croisant : Lui, qui est l'époux à l’image et  la ressemblance du Fils – Elle, qui est sa terre et le chemin pour y marcher.

Vivm 01.25

[1] En hébreux : ben, fils. C’est donc bien des « fils » qu’il s’agit ici, qui sont à bien lire le texte les fils de Sion/Jérusalem, ou encore les fils de la terre. La traduction liturgique a préféré leur substituer « ton Bâtisseur » qui, certes, ramène l’idée première de Dieu qui est l'Époux par excellence, mais qui néglige la mission du Fils telle qu’elle s'étend à ses frères après lui, comme à tout homme qui vient à sa suite.

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